Qui perd le droit de financer son permis avec le CPF ?
Le permis de conduire était la formation la plus utilisée via le CPF (23 % des dossiers en 2023), pour un coût moyen compris entre 1 500 et 2 000 euros. Désormais, les salariés du privé, les fonctionnaires, les travailleurs indépendants et les apprentis ne peuvent plus financer leur permis avec leur CPF. Les droits acquis devront être utilisés pour d’autres formations.
Qui peut encore utiliser le CPF pour financer son permis ?
Seuls les demandeurs d’emploi inscrits à France Travail conservent la possibilité d’utiliser leur CPF pour financer le permis. Cette dérogation vise à faciliter le retour à l’emploi, la mobilité restant un facteur déterminant pour accéder à certains postes. Des contrôles sont prévus et les auto-écoles devront vérifier le statut des candidats.
Permis de conduire et CPF : qui peut encore en bénéficier ?
Pour y voir plus clair, voici un tableau récapitulatif des règles en vigueur selon votre statut professionnel. Il permet d’identifier rapidement qui peut encore financer son permis via le CPF et quelles aides ont été supprimées.
| Statut professionnel | Financement du permis via le CPF | Aide spécifique |
|---|---|---|
| Salarié du secteur privé | Supprimé | Non |
| Fonctionnaire | Supprimé | Non |
| Travailleur indépendant | Supprimé | Non |
| Demandeur d’emploi inscrit | Autorisé | Non |
| Apprenti | Supprimé | Aide de 500 € supprimée |
Apprentis : pourquoi l’aide de 500 euros disparaît-elle ?
L’aide forfaitaire de 500 euros destinée aux apprentis est totalement supprimée. Ce soutien permettait à de nombreux jeunes de compléter le financement de leur permis. Sans cette aide, le coût devient un frein important, en particulier pour les foyers modestes.
Vers quoi le CPF est-il désormais réorienté ?
Les fonds du CPF sont désormais réorientés vers les bilans de compétences, afin d’accompagner les reconversions professionnelles et de répondre aux besoins du marché du travail. Le gouvernement souhaite privilégier l’analyse des compétences et l’évolution de carrière.
Une réforme qui accentue les inégalités de mobilité ?
Associations et professionnels alertent sur le risque de fracture sociale, notamment dans les zones rurales et périurbaines où la voiture reste indispensable. Les salariés modestes, aides à domicile, ouvriers et travailleurs intérimaires sont particulièrement touchés. Les auto-écoles craignent, de leur côté, une baisse importante du nombre de candidats, pouvant fragiliser durablement le secteur.
Cette réforme marque un tournant : le permis de conduire n’est plus une formation prioritaire financée par le CPF. Les candidats devront désormais anticiper et financer eux-mêmes cette dépense.